Omar Sene, né en 1984 à Dalifort Sénégal, est un danseur, pédagogue et chorégraphe de danse contemporaine et traditionnelle. Membre fondateur de la compagnie Pasytef, première compagnie et école de danse contemporaine dans la banlieue, elle permet aux jeunes de ce quartier d‘apprendre les métiers des arts scéniques.

Omar Sene est né dans une famille de 10 enfants. À l’âge de 2 ans Omar perd son Père.

Très tôt, il abandonna l’école, parce qu’il était terrible. Afin de le cadrer, sa famille l’envoya à l’école coranique, puis en apprentissage, il découvre et fait plusieurs petits boulots comme porteur de sac de poisson au marché, ébéniste, menuisier métallique, emprunté de transports en commun, etc. Mais en parallèle, depuis ses 14 ans, il commença à fréquenter et côtoyer les artistes danseurs de son quartier là où il a connu ses premiers pas de danse traditionnelle en 1998.

En 2001 Omar commence à chercher d’autres techniques de danse avec son frère, maître Papa Sy, fondateur de la compagnie Pasytef et membre fondateur d’une compagnie de danse la Cie de la 5ème dimension.

La compagnie Pasytef est la première compagnie et école de danse contemporaine dans la banlieue où Omar connut ses premiers cours de danse, théâtre, poésie, chants, rythme, danse classique, moderne et contemporaine.

Depuis 2004 jusqu’en 2017, Omar est membre titulaire de la compagnie 5ème dimension, sous la direction de Jean Tamba, co-fondateur de la compagnie.
Ils explorent d‘autres possibilités d‘expression que la danse donne. En 2009, il travaille aussi au Centre Talibou Dabo à Dakar, avec des enfants déficients mentaux qui par le biais du mouvement et du rythme acquièrent un bien-être corporel. Aussi il offre des cours réguliers aux jeunes détenus de la maison d‘arrêt Ford B de Dakar, un ressourcement corps/esprit fort bénéfique pour ces jeunes.

En 2011 , Omar crée sa propre compagnie « Om’Art Scéne » pour créer un lien entre les populations et la danse. Et la production scénique sur des sujets plus engagés, l’enseignement de la danse avec des jeunes qui n’ont jamais appliqué la danse.

Dans son processus d’apprentissage continu, Omar a suivi des formations de danse contemporaine, moderne et classique avec l’icône de la danse française André Lorenzetti à Marseille.

En 2013 Omar a amené la danse dans la rue, il la nomme (Weuriko en wolof), qui signifie « improvisation », même date de création du premier festival de danse dans la banlieue « Dalifort Danse Festival », dont il est le directeur.
En 2014, il est devenu membre et professeur dans la première Académie de danse au Sénégal, qui est basée au centre culturel régional de Dakar, Blaise Senghor.
Aujourd’hui pour Omar Sene, sa mission est de former des jeunes à travers le Sénégal et le monde. Il dit qu’ « il faut que la Danse sorte des salles, qu’elle soit extériorisée dans la rue pour les populations et plus précisément dans la banlieue sénégalaise. »

Bien qu’il ait eu la possibilité de développer sa carrière en Europe, il décide de rester au Sénégal pour former des danseurs tandis que le reste de sa génération a quitté le pays natal pour s’installer en Europe. Son sens de la responsabilité sociale est un atout dans son choix de rester au pays afin de former la nouvelle génération et de lutter contre la recrudescence des enfants livrés à eux-mêmes.

Ses expériences et ses échanges l‘ont énormément enrichi dans sa démarche artistique. Pour sa part, il continue ses recherches et espère faire beaucoup de productions et travailler avec divers chorégraphes, afin d’évoluer et de progresser dans sa propre technique de danse.
Malgré son jeune âge, il a déjà participé à plusieurs créations chorégraphiques au Sénégal et à l’étranger, et dans de nombreux festivals;

  • 2020: Tours France.
  • 2019 festival Duo Solo.
  • 2017: 8ème jeux de la Francophone.
  • 2015: Festival duo solo.
  • 2014 et 2013: Rencontre et concours internationale de la danse «corps & geste» meilleur danseur.
  • 2012: Madagascar ( Antananarivo).
  • 2011: Mali
  • 2010: Assistant chorégraphe du 3eme Festival Mondiale des Arts Nègre (Sénégal) .
  • 2010 Grenoble centre Jean-Claude Gallotta, (France).
  • 2009: Festival Couleur du Monde, Bassin d’Arcachon France.
  • 2008: Festival de solo, Trufesta, Lagos, Nigeria.
  • 2001-2019: Festival Kaay Fecc, Dakar, Sénégal.
  • 2007: Fête de la Musique, Rambouillet France.
  • 2006: Festival « Le Temps d’aimer », Biarritz, France.
  • 2006: Biennale internationale de la danse, Lyon, France.
  • 2004: Festival Dialogue de Corps, Ouagadougou, Burkina Faso.

En tant qu’activiste, dans ses créations il descend dans la rue pour construire un monde meilleur, faisant en sorte que les corps se révoltent, prennent la parole et parlent de l’injustice, des violations des droits de l’homme, remettent en question les vérités établies et cherchent des solutions qui peuvent améliorer la vie des gens.

Parmi ses créations, on peut souligner les suivants :

Le silence des esprits (2019-2020) Il est plus que jamais nécessaire de penser au monde du futur. Le silence des esprits est une réflexion sur la façon de penser à ce monde de demain. Puisque le monde va être plus rapide avec d’avantage de nouvelles technologies, plus dangereux puisque la richesse sera plus concentré dans le mains des quelques, alors que le taux de pauvreté va beaucoup augmenter pour certains continents , les humains vont être plus en plus individualistes.

La rue est notre miroir (2018-2019), dans cette pièce on danse la vie du quotidien, celle de la banlieue, celle de la majorité des personnes. On danse l’état du monde.

La terre (2016) est une pièce inspirée dans les vies des enfants talibé. (Enfants de la rue), veut interroger la mendicité dans la mesure où même nos États mendient.

Principales chorégraphies:

  • La rue est notre miroir (2018)
  • La TERRE (2017)
  • Lu tax (pourquoi) (2010)
  • Entre deux (2009- 2010)
  • Doon wala Wanewu (2009)
  • Ndajebi (2009)
  • Aicha bu-nul (2008)
  • Le retour des clandestins (2008)
  • Xalé (2008)
  • Jigeen (2007)
  • Nunu-Neen (2005)
  • Kanasu (fou) (2003)
  • Nit (l’homme) (2001)